Points d’attention dans les aménagements cyclables – Éléments séparateurs

Fiche n°146

Publication: 09 février 2021

En fonction des enjeux de sécurité, certains éléments physiques de séparation peuvent être utilisés pour augmenter la sécurité tant objective que subjective des cyclistes. Ces éléments ne devront pas constituer un obstacle pour les autres usagers.

1 Quels sont les différents types d’éléments séparateurs ?

 

  • Les végétaux

Une séparation par un aménagement végétal peut être installée à condition qu’elle ne devienne pas un masque de visibilité entre usagers et que son entretien puisse être effectué régulièrement.

Notons, cependant, que la plantation d’arbustes épineux est à éviter de part et d’autre d’un aménagement cyclable. La végétation épineuse existante est, quant à elle, maintenue à une distance d’un mètre de part et d’autre du cheminement cyclable. Ainsi, le confort des usagers est préservé en cas de sortie de piste et en période de taille de la haie, on évite les épines sur le cheminement cyclables et donc les crevaisons.

 

Des éléments séparateurs supplémentaires peuvent évidemment être ajoutés, surtout si la végétation est de plain-pied avec la chaussée.

 

 

  • Les dispositifs de retenue

Un dispositif de retenue n’est pas utilisé le long d’un cheminement cyclable uniquement pour isoler les cyclistes du trafic automobile. Son rôle premier est bien d’isoler les obstacles présents le long de la voirie quand aucune autre solution n’est possible.

 

Le gestionnaire de voirie tiendra compte de la largeur de déformation (W) de ces dispositifs de retenue s’ils sont installés.

 

  • Les délimiteurs de trafic (saillies) avec une partie basse ≤ 5 cm, suffisamment visiblesAvec contraste visuel quand le revêtement est de la même couleur de chaque côté.
Aménagements avec délimiteurs de trafic, réalisés aux Pays-Bas

 

  • Les barrières de ville

Elles sont assez hautes pour empêcher de passer au-dessus et suffisamment visibles (minimum 1 m). Elles ne présentent pas d’arêtes vives.

L’équipement le plus courant est le suivant :

 

Il offre une bonne visibilité à travers les barrières même lorsqu’elles sont placées en série, parallèlement à la chaussée.

En cas d’enfilade, notons qu’il convient de laisser un passage entre les barrières pour permettre l’accès au cheminement cyclo-piéton.

En outre, dans une zone où il est prévisible que circulent de nombreux enfants piétons, des critères plus sévèresLes barrières à barreaux verticaux ou grillagées sont alors préférables. Elles doivent, notamment, interdire le passage par-dessous ou à travers, d’où la présence de traverses, de barreaux verticaux, de croisillons ou, éventuellement, d’autres structures décoratives (à évaluer). sont utilisés pour le choix du type de barrière.

 

  • Les potelets

Si la vitesse autorisée du trafic automobile est supérieure à 30 km/h, les potelets doivent être souples ou rabattables.

Dans tous les cas, ils doivent présenter une hauteur de 1 m et être contrastés par rapport au revêtement.

 

 

 

 

Équipement testé par la Région de Bruxelles-Capitale

 

 

  • Les séparateurs de type urbain, en caoutchouc

  Aménagement réalisé dans la ville de Dublin

 

Inconvénient

Avec ce type d’équipement, il y a un risque d’arrachement si une voiture ou un camion roule sur le dispositif. Celui-ci devient alors un obstacle pour le cycliste. Il convient donc de bien analyser la densité et la composition du trafic avant d’opter pour cette solution.

 

 

En tout état de cause, la visibilité des délimiteurs de trafic doit être assurée de jour comme de nuit. Une couleur qui se distingue du revêtement est indispensable.

 

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2 Existe-t-il une ligne de conduite pour choisir l’élément séparateur le plus adéquat  ?

En pratique, chaque solution doit être examinée en fonction du contexte et en s’interrogeant sur l’objectif-même de la séparation.

Les seules restrictions qui s’appliquent, globalement, concernent :

  • les clous séparateurs, à proscrire car ils peuvent être glissants pour le cycliste ;
  • les demi-lunes parce que leur hauteur dépasse 5 cm et que le cycliste peut les accrocher avec une pédale. C’est également un obstacle pour les 2RMLes demi-lunes peuvent provoquer des pertes de contrôle du véhicule qui s'écarte accidentellement de la chaussée..

Il faut retenir également qu’il est souvent intéressant de combiner différents éléments.

Objectif spécifique Recommandation en milieu urbain Recommandation en milieu périurbain Recommandation en rase campagne

Renforcer le sentiment de sécurité du cycliste

 

 

Bordures chanfreinées ou bien alternance entre végétalisation et séparateurs de type urbain (caoutchouc) ou bien délimiteurs de trafic très bas

Délimiteurs de trafic avec une partie basse ≤ 5 cm combinés, si possible, avec un revêtement coloré

 

Aménagement végétal *

 

 

Éviter la circulation motorisée sur l’espace dédié aux cyclistes

Potelets à mémoire de forme

 

Potelets à mémoire de forme

 

Aménagement végétal *

 

Agir comme un dispositif d’éveil à la vigilance, dans un contexte où le manque de largeur contraint à utiliser une zone tampon correspondant au minimum recommandé

Séparateurs de type urbain (caoutchouc)

 

 

 

_

 

 

 

 

_

 

 

 

 

Assurer une continuité visuelle de l’aménagement cyclable

(effet de perspective)

Cet objectif n’est pas pertinent dans un milieu où il y a beaucoup d’intersections.

 

Saillies ou éventuellement dispositifs de retenue si la méthode SDFI le justifie

 

Aménagement végétal ou saillies ou éventuellement dispositifs de retenue si la méthode SDFI le justifie

Empêcher le stationnement

 

 

Pas le séparateur en caoutchouc, dans ce cas !
Potelets

Barrières de ville

 Potelets

 

 

 

* Avec un bon agencement et une séparation physique suffisante pour éviter l’intrusion de véhicules sur la piste cyclable séparée.

Tout ceci est également lié au débat sur le choix de l’aménagement cyclable : une piste cyclable séparée ou une piste cyclable marquée ?

 

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3 Questions fréquentes

 

3.1. Les lignes d’alerte audiotactiles peuvent-elles servir d’éléments séparateurs ?

 

Non. Les lignes d’alerte audiotactiles ne sont pas des éléments séparateurs.

Cela reste du marquage, franchissable aisément, qui n’empêche nullement de rouler ou de stationner sur la piste cyclable séparée.

Le choix se portera plutôt sur les délimiteurs en saillie ≤ 5 cm.

 

 

3.2. Les dispositifs de retenue ne présentent-ils pas un risque spécifique pour les cyclistes ?

 

Les glissières de sécurité habituellement placées le long des routes sont conçues afin de ne présenter aucune aspérité ou partie tranchante en cas de contact côté voirie. Les poteaux de fixation, profilé métallique saillant, écrous qui présentent un danger sont reportés à l’arrière du dispositif de retenue et présentent un risque pour les cyclistes se trouvant de l’autre côté dans le cas d’un dispositif de retenue standard non adapté. Du fait de leur hauteur limitée, ils présentent également un risque de basculement par-dessus celui-ci et de chute sur la route en cas de choc avec ceux-ci.

 

Plusieurs solutions sont envisageables :

→ soit ils sont séparés de la piste cyclable par une zone tampon de sécurité ;

→ soit les dispositifs de retenue sont de type spécifique

Exemple de dispositif spécifique : rehausse main courante – © Gracq

 

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4 Sources et infos

 

Date de mise à jour

Aucune

 

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Sources:

 

Vers le lexique

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Mots-clés:

      1. Aucun

 

Avertissement:

Les informations publiées dans la Sécurothèque ( http://www.securotheque.be ) sont fournies à titre informatif. Sur le terrain, la réalisation des aménagements découle d’exigences spécifiques, examinées au cas par cas.

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