Règles d’aménagement d’un passage pour piétons

Fiche n° 80

Mise à jour: 09 août 2018

Le passage piéton doit être tracé en respectant des règles.  Il est possible d’y ajouter des équipements complémentaires ou de réaliser d’autres aménagements.

Le rôle du passage piéton est de donner la priorité aux piétons (Art.40.4.2) sur les autres usagers de la route. Il doit aussi répondre à des critères de sécurité et d’opportunité.

1 Quelles sont les règles à observer pour le marquage ?

 

1.1 Description générale

  • Sur base de l’article 18.3 du code du gestionnaire, les marques des passages pour piétons ont une longueur :

– d’au moins 3,00 m en règle généraleSur les routes où la vitesse maximale autorisée ≤ 70 km/h.;

– d’au moins 4,00 m sur les routes où une vitesse supérieure à 70 km/hS’il y a un giratoire ou en présence de feux, car dans les autres cas, le SPW Mobilité et Infrastructures déconseille fortement l’implantation d’un passage piéton sur ce type de route. est autorisée.

  • Elles sont tracées parallèlement à l’axe de la voirie, avec des bandes de 0,50 m de large, espacées de 0,50 m, d’un bord de chaussée à l’autre.
  • Il est possible de les réaliser sur fond noir pour favoriser le contraste. Dans ce cas, une attention particulière sera portée à l’adhérence, pour éviter la perte de contrôle des deux roues.

 

1.2 Description détaillée

L = largeur de la chaussée hors filets d’eau (en mètre)

N = Nombre de bandes blanches du passage piéton

                 sachant que N = L arrondi

I = N – 0.5 (m)

D = (L-I) / 2 (m)

 

                   

On ne marque pas des bandes partielles.  

Pour les évasements, le nombre de bandes et leur  positionnement se calculent en fonction de la largeur (L) la plus faible de la chaussée.

Des parties de bandes blanches peuvent compléter le dispositif de part et d’autre afin de rendre le passage piéton plus visible et continu.

On ne marque pas au centre de l’îlot ≥ 1,50m.

 

  • Dans certains cas, un enduit ESHP (Enduit Superficiel à Haute Performance) peut s’avérer utile pour réduire la distance de freinage.  La surface est traitée sur les 8 à 10 m en approche du passage pour piétons et 0,50m en retrait par rapport aux bandes blanches.

 

  • Le stationnement

L’article 24.4° du code de la route stipule que le stationnement sur la chaussée est interdit à moins de 5 m en deçà des passages piétons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • La présence d’une piste cyclable

Le schéma-type est celui où le passage piéton traverse la piste cyclable :

On peut, cependant, rencontrer différentes configurations, certaines impliquant quelques adaptations.

 

Si un passage pour piétons est tracé, alors il est recommandé de l’implanter avant l’arrêt de bus : 20 m avant le poteau TEC. Le but est de garantir la visibilité mutuelle des piétons et des conducteurs venant de leur gauche.

Le conducteur doit modérer sa vitesse pour longer le bus (code de la route Art.40.3.1) et ne peut effectuer de dépassement à l’approche du passage piéton (code de la route Art. 17.2.5°). Une ligne blanche continue peut venir renforcer la lisibilité de la zone concernée, si la largeur de la chaussée est bien ≥ 5,5 m à cet endroit.

Le passage pour piétons traverse le site spécial réservé aux bus et le piéton y reste prioritaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est possible d’attirer l’attention des chauffeurs de bus non seulement par du marquage (un signal F49 au sol), mais aussi par de l’éclairage.

Dans certains cas (en fonction du trafic et des vitesses), il peut être recommandé d’aménager un îlot-refuge, si les largeurs disponibles le permettent.

 

  • La présence d’une ligne de tram

Le tram est TOUJOURS prioritaire sur TOUS les usagers SAUF si la traversée est régulée par de la signalisation lumineuse de circulation (c’est-à-dire par des feux), voir code de la route Art. 42.4.6.

Il faut donc proscrire le marquage du passage piéton sur le site réservé aux trams.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une exception sera faite si des véhicules sont amenés à utiliser les voies de tram. On s’assurera alors que le marquage et la signalisation verticale attirent l’attention du piéton sur sa perte de priorité !

Il est suggéré de marquer au sol le signal A51, complété par la mention TRAM.

Selon le contexte rencontré, l’aménagement d’un espace refuge permettant aux piétons de traverser en deux temps les bandes de circulation et les voies du tram permet d’accroître la sécurité. On veille, dans ce cas de figure, à placer des barrières pour éviter une traversée en ligne droite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.3 Points d’attention en carrefour

 

Les carrefours concentrent une grande partie des traversées piétonnes et des changements de direction des piétons.

Sachant qu’un véhicule ne peut être immobilisé sur un passage piéton (code de la route art. 40.4.1 et  40.5 et code du gestionnaire art.18.1 et 18.2), il y a un certain nombre de questions à se poser selon la configuration du carrefour.  Il faut observer la distance d’implantation du passage piéton par rapport à la ligne « cédez-le-passage », par exemple.

D’une manière générale, le critère de visibilité est primordial :

  • Visibilité pour le conducteur qui effectue une manœuvre
  • Sécurité du piéton qui doit voir et être vu, tout en suivant un cheminement logique

Les aménagements sont différents selon qu’on étudie un carrefour franc, un giratoire ou un carrefour régulé.

Table des matières


2 Quelle signalisation verticale faut-il installer ?

 

Le signal F49 (code du gestionnaire Art. 12.13) n’est pas obligatoire au sens strictement légal. Cependant, son placement est vivement recommandé. Il doit être placé à l’aplomb du passage et à proximité du bord de la voirie (dans les deux sens de circulation), ce qui permet de localiser facilement l’emplacement d’un passage, d’autant que les conditions de visibilité du marquage peuvent être atténuées par l’usure ou de mauvaises conditions atmosphériques.

Même si le code du gestionnaire indique que le signal F49 ne doit pas être placé aux passages pour piétons situés aux carrefours, suivant le contexte il est parfois conseillé de l’utiliser (par exemple en cas de trafic important, au sommet d’une butte,…).

 

Le signal A21, selon le code de la route (Art. 7.6), doit être placé sur les voiries où la vitesse maximale autorisée est supérieure à 70km/h.

Ce signal A21 indique un danger.  Il peut être utilisé, y compris en agglomération, au vu de circonstances particulières MAIS il est toujours préférable d’étudier l’aménagement pour supprimer le danger.

 

Lorsqu’il faut indiquer la présence d’enfants, c’est le signal A23, prévu à l’article 7.7 du code de la route, qui est installé.

 

 

Le signal F50b, selon le code de la route (Art. 7.1), peut être placé pour attirer l’attention des conducteurs sur la présence d’un passage piéton après avoir changé de direction. Ce cas doit rester exceptionnel, le but étant de ne pas tracer un passage si celui-ci n’a pas une visibilité suffisante !

 

Table des matières


 

3 Quels sont les aménagements et équipements complémentaires?

Table des matières


4 Y a-t-il des alternatives au passage piéton ?

 

Il existe des alternatives au passage pour piéton : les traversées suggérées et les traversées dénivelées. Le trottoir traversant peut être intéressant aussi.  C’est un aménagement spécifique qui a des critères d’utilisation particuliers.

Table des matières


5 Sources et infos

 

 

Date de mise à jour

Aucune mise à jour

 

Une erreur? Une question? ⇒ C’est ici

Sources:

 

Vers le lexique

Autour du même sujet:

Principes de base des passages pour piétons
Critères de sécurité et d’opportunité des passages pour piétons
Types de traversées piétonnes
Les passages pour piétons en carrefour franc
Les avancées de trottoirs

Mots-clés:

    1. Piétons
    2. Passage-piétons

 

Avertissement:

Les informations publiées dans la Sécurothèque ( http://www.securotheque.be ) sont fournies à titre informatif. Sur le terrain, la réalisation des aménagements découle d’exigences spécifiques, examinées au cas par cas. 

Table des matières